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La sophrologie c’est du bien-être ? Ou plus que ça ?

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Article · JMBE 2026

La sophrologie, c'est du bien-être ?
Pas tout à fait.

Il est fréquent de chercher un-e sophrologue sous la catégorie « bien-être ». C'est compréhensible, et pourtant des précisions s’imposent.

Nadine Masson-Simon  ·  Sophrologue CPS  ·  2 juin 2026 - En exercice depuis avril 2012

Mieux « gérer » ses émotions sans être emporté-e par leur intensité, vous sentir plus confiant-e dans certaines situations ou faire face à une situation de stress, c’est souvent votre demande pour un 1er RDV. Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations, il se peut que vous soyez d’accord avec le fait que vous cherchez sans doute davantage qu’un moment de « bien-être ».

Je pratique la Sophrologie Caycédienne, la méthode du fondateur. Pour autant, je ne me définis pas comme professionnelle du bien-être. Je suis sophrologue CPS ; j’accompagne le développement de capacités mentales, émotionnelles et relationnelles. C’est une distinction qui, pour moi, dit quelque chose d’essentiel sur la différence entre « bien-être » et « vivre en appui sur ses capacités »  

Une affirmation qui engage, vers la pratique

Le bien-être comme objectif de séance (se sentir mieux à la fin, repartir détendu, vivre un moment agréable) ce n’est pas la finalité de mes accompagnements. Non pas parce que ce serait sans valeur, mais parce que j’exerce le métier de Sophrologue professionnelle et non celui de « relaxologue »

Ce que je constate dans ma pratique professionnelle.

Un-e adolescent-e avant le bac n’a pas besoin de se sentir « zen » pendant une séance de cinquante minutes. Il/ elle est accompagné-e dans un parcours de plusieurs séances pour comprendre ce qui se passe - non pas analyser, juste comprendre la normalité du fonctionnement du stress, pour apprendre à reconnaître ses propres signaux de stress, pour entraîner des techniques et identifier celles qui à un moment circonstancié sont les plus efficaces pour lui/elle, pour réguler l’intensité, faire face à la situation - et utiliser sa réponse de stress pour relever le défi

Un adulte qui cherche à mieux gérer ses émotions, ou comme vous m’entendrez le dire « à les réguler » n’a pas besoin d’un moment de détente. Il a besoin de capacités qu’il pourra utiliser en situations, pas seulement dans un cabinet, mais dans sa vie. Constater ses émotions, les reconnaître, les accueillir. Identifier ses besoins et utiliser ses capacités pour y répondre. 

Deux logiques, deux temporalités

Une approche centrée sur le seul bien-être vise un résultat immédiat : se sentir mieux juste là maintenant. C’est légitime. Mais ce résultat dépend de la séance. Il s’estompe. Il ne se transfère pas nécessairement au moment où on en a le plus besoin, au collège ou au lycée, au travail, dans une conversation difficile, face à un imprévu.

Une approche centrée sur les CPS vise autre chose : développer une capacité. Quelque chose qui reste. Une aptitude identifiée, précise et qui se renforce avec la pratique. Qui devient une compétence, qui s’active, en autonomie, face aux inévitables difficultés que nous rencontrons dans notre vie quotidienne — indépendamment d’un cadre de séance protégé.

Ce n’est pas la même promesse. Par ailleurs je n’en fais pas. Ce n’est pas le même travail. Et ce n’est pas le même résultat dans la vie.

Cela dit, les deux ne s’excluent pas. Avoir cherché à se détendre, à relâcher les tensions, à souffler, à trouver un espace de sécurité — c’est souvent un premier pas. Et c’est ce qui se peut se produire en 1ère séance : « Ha ça me fait du bien I Je me sens mieux I Je respire mieux I Je me sens moins tendu-e » sont des paroles que j’entends régulièrement. L’expression et l’écoute reçue et une première pratique d’attention ont déjà commencé à agir sur le système de stress, de tension. Ces premiers ressentis sont une façon de se mettre en mouvements. Non pas vers le bien-être comme « un résultat » ou une fin en soi . vers un travail plus spécifique sur ses propres capacités socio-émotionnelles

Un résultat, ça s’obtient dans l’immédiateté
Une capacité, ça se construit dans la durée
Ce n’est pas la même chose et ça ne produit pas les mêmes effets ni les mêmes attitudes face aux difficultés normales et inhérentes à toute vie humaine. 

Des capacités socio-émotionnelles pour mieux vivre au quotidien, dans la vraie vie

Ce que je travaille avec les adolescents (et avec les adultes) c’est la capacité à utiliser leur présence corporelle, leur attention, leur curiosité sans jugement face à leur état émotionnel. Sans le subir. Sans l’étouffer. Sans être emporté-e par les réactions émotionnelles automatiques. À sentir, percevoir, reconnaître leur état ; et s’en servir pour agir de façon adaptée à la situation et à leurs objectifs.

Quand un adulte - par exemple - commence à percevoir les signaux de son corps avant que le stress ne devienne chronique ou que l’émotion ne déborde, il n’a plus besoin d’attendre d’être dépassé-e pour agir. Il dispose d’une information, tôt ; sur laquelle il peut s’appuyer.

Ce sont des capacités que nous entraînons en séance et que chacun-e utilise partout ailleurs.

💡 Alors pourquoi participer à la JMBE ?

Parce que développer nos capacités psychosociales contribue à la santé globale et que notre santé globale au sens de l’OMS comprend aussi la capacité à savourer ce qui va bien, à éprouver un état de bien-être, à agir en appui sur nos forces et nos valeurs personnelles pour atteindre nos buts, donner du sens à notre quotidien et aussi à activer des sentiments agréables, dont l’effet est d’entraîner notamment une ouverture d’esprit - loin d’un objectif de « bien-être » à atteindre en séance, mais comme une conséquence d’un travail pédagogique basé sur des pratiques psychocorporelles et centré sur des CPS explicites - Compétences psychosociales.

Pendant plus de 10 ans, j’ai formé en entreprises à cette dynamique positive. En appui sur la Sophrologie,la mindfulness, la communication non violente et sur les travaux de psychologie positive (Martin SELIGMAN, Barbara FREDRIKSON, etc.) Dans cette continuité, la Journée Mondiale du Bien-Être est pour moi une nouvelle occasion d’ouvrir une porte à celles et ceux qui veulent découvrir comment poser les premiers pas pour activer leurs capacités émotionnelles. Ce n’est pas une promesse de bien-être. C’est une invitation à explorer ce que nous sommes capables de faire de nos états émotionnels - à Saint-Renan, le 13 juin, de 11h à 11h45.

🌱 Atelier découverte · Samedi 13 juin 2026 · 11h–11h45 · Saint-Renan

  Ouvert aux adolescents et aux adultes · Places limitées

  Tarif : Offert - ma contribution à la JMBE 2026

  Réservation : Resalib  ·  [email protected]  ·  06.07.10.17.19

Une question sur l’atelier ou sur la sophrologie des CPS ?
Je suis disponible pour en parler.

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NMS
Nadine Masson-Simon Sophrologue CPS · La Boîte à Sophro · Saint-Renan, Pays d’Iroise · En exercice depuis avril 2012
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